Déclaration commune

La Coalition canadienne pour une fiscalité équitable appuie les efforts faits par le gouvernement fédéral pour éliminer les échappatoires fiscales qui permettent à certains riches du Canada de réduire l’impôt qu’ils paient en recourant à des entreprises privées.

Les échappatoires fiscales inéquitables accroissent l’inégalité et compromettent l’intégrité de notre régime fiscal et la capacité du gouvernement de financer l’infrastructure sociale et matériel nécessaire pour assurer la santé et la croissance de l’économie.

Les échappatoires associées aux sociétés privées que le gouvernement entend éliminer profitent principalement aux riches et créent des iniquités dans notre régime fiscal. Les recherches indiquent clairement que les riches sont beaucoup plus susceptibles que les Canadiennes ou Canadiens à revenu moyen ou faible de détenir une société privée et de bénéficier des échappatoires fiscales connexes. C’est aussi une question d’égalité des genres; un avantage disproportionné des échappatoires va aux hommes alors que les échappatoires prennent de l’argent des programmes universels tels que garde d’enfants. Puisque 27 milliards de dollars ont été mis à l’abri de l’impôt dans des placements passifs jusqu’à présent, c’est une subvention non négligeable qui est accordée aux riches par ces échappatoires.

Bien que l’élimination des échappatoires associées aux sociétés privées soit une mesure positive et importante, elle ne constitue pas à elle seule une stratégie assurant l’équité fiscale. Il y a de nombreuses autres échappatoires inéquitables qui profitent principalement aux riches et qui rendent le régime fiscal trop complexe alors qu’elles ne sont pas dans l’intérêt public. Nous encourageons le gouvernement à accroître l’équité fiscale. Les montants des subventions accordées actuellement aux riches aux frais des contribuables seraient beaucoup mieux investis s’ils servaient à l’élimination de la pauvreté, à l’assurance de pensions bonifiées à tous, à un programme universel de services de garde à l’enfance, à la prestation de soins de longue durée aux personnes âgées, à la lutte contre les changements climatiques, à l’éducation publique, au développement économique communautaire, au développement international, aux programmes indigène, à la recherche agricole et à d’autres instruments de promotion de la santé et de la croissance de l’économie.